Zophobas morio : le guide d’élevage du ver de morio

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Ver de farine géant (Zophobas morio) : fiche d’élevage

Le ver de farine géant est la larve d’un coléoptère, on l’appelle aussi ver de morio. Elle atteint 6 cm, soit le double d’un ver de farine, ce qui en fait la proie idéale pour les grands insectivores. Son élevage ressemble à celui du Tenebrio molitor avec deux différences : les larves ne se transforment que si tu les isoles une par une, et elles ne supportent pas le froid.

Zophobas morio adulte noir a cote de sa larve, le ver de morio

Un adulte de Zophobas morio et sa larve – Aubin Bernard

Les infos clés

Qu’est-ce que le ver de morio ?

Le ver de farine géant est la larve d’un coléoptère de la famille des Tenebrionidae, originaire des régions tropicales d’Amérique centrale et du Sud. On l’appelle aussi ver morio, ténébrion géant ou superworm en anglais. La larve mesure jusqu’à 6 cm au dernier stade, contre environ 3 cm pour un ver de farine.

Mâle adulte 45 – 55 mm
Femelle adulte 45 – 55 mm

Il n’y a pas de dimorphisme sexuel visible à l’œil nu chez cette espèce, ni chez les larves ni chez les adultes. Les deux sexes ont la même taille et la même couleur. En élevage ce n’est pas gênant : on ne sexe jamais les individus, on laisse simplement tous les adultes ensemble dans le même bac de reproduction.

Un point de nomenclature : le nom valide de l’espèce est aujourd’hui Zophobas atratus (Fabricius, 1775). Zophobas morio, publié deux ans plus tard, en est un synonyme junior, et Zophobas rugipes a également été mis en synonymie en 1984. Le nom Zophobas morio reste pourtant utilisé par la quasi-totalité du commerce et par une bonne partie de la littérature scientifique, qui écrit souvent « Zophobas morio (= Zophobas atratus) ». Les deux désignent bien le même animal.

Larve de Zophobas morio vue de profil, ver de morio au dernier stade larvaire
Une larve de Zophobas morio au dernier stade. Les extrémités sombres, tête et pointe de l’abdomen, permettent de la distinguer d’un gros ver de farine – Aubin Bernard

Ver de morio ou ver de farine : quelles différences ?

Les deux espèces sont des ténébrions au cycle très proche, mais on retrouve trois différences : la taille, le déclenchement de la nymphose, et la tolérance au froid.

Tableau de comparaison entre ver de farine et ver de morio
CritèreVer de farine (Tenebrio molitor)Ver de morio (Zophobas morio)
Taille de la larve Environ 3 cm Jusqu’à 6 cm
Aspect Brun clair / jaune uniforme Brun clair, extrémités presque noires
Nymphose Spontanée en groupe Uniquement si la larve est isolée
Durée du stade larvaire Quelques mois Jusqu’à un an sans isolement
Réfrigérateur Possible pour mettre l’élevage en pause Jamais, c’est mortel
Seuil bas de température Supporte le froid sur des courtes périodes, entre en dormance Meurt sous 10 à 12°C
Usage nourricier Petits et moyens insectivores Grands insectivores
Comparaison entre une larve de Tenebrio molitor et une larve de Zophobas morio cote a cote
Une larve de Tenebrio molitor en haut, une larve de Zophobas morio en bas – Aubin Bernard

De quel matériel as-tu besoin ?

Trois bacs minimum et une boîte compartimentée suffisent à démarrer. Le reste se trouve en grande surface pour une quinzaine d’euros.

  • Trois bacs d’élevage au minimum. Un pour les larves, un pour les adultes, un de roulement pour les naissances. N’importe quelle boîte de rangement en plastique convient tant que les parois sont lisses : ni les larves ni les adultes ne peuvent grimper. Les tiroirs empilables sont l’idéal si tu manques de place.
  • Du substrat qui sert aussi de nourriture. Une couche de son de blé, d’avoine ou autre sur 3 à 5 cm au fond de chaque bac.
  • Une boîte à compartiments. C’est le matériel spécifique de cette espèce, celui qui te permettra de déclencher la métamorphose. Une boîte à leurres de pêche est parfaite : les compartiments sont à la bonne taille et l’ensemble tient dans un espace réduit. Des petits gobelets ou des pots de yaourt font le même travail, mais occupent beaucoup plus de place.
Bac de rangement plastique utilise comme bac d'elevage pour larves de Zophobas morio
Un simple bac de rangement fait un excellent bac d’élevage : parois lisses, empilable et peu coûteux – Aubin Bernard

Pas besoin de couvercle hermétique, ni de ventilation sophistiquée. Un couvercle simplement posé, ou même aucun couvercle si les parois sont assez hautes, laisse passer l’air et suffit largement. Comme pour tous les élevages de nourriciers, uniformiser tes formats de bacs te fera gagner beaucoup de place au fil du temps.

Température et humidité

  • Température de maintien : 18 à 26°C. La vitesse de développement dépend de la température, plus il fait chaud, plus c’est rapide.
  • Ne jamais descendre sous 10 à 12°C. En dessous, les larves s’affaiblissent puis meurent.
  • Hygrométrie : aucune brumisation. Le substrat doit rester sec en permanence, l’eau est apportée uniquement par les fruits et les légumes.

Un ver de morio ne se met jamais au réfrigérateur. Le ver de farine, lui, tolère le froid et entre en dormance, ce qui permet de mettre son élevage en pause pendant des semaines. Le ver morio est d’origine tropicale : le froid ne le ralentit pas, il le tue.

Concrètement, une pièce de vie normale convient toute l’année. Évite simplement le garage non chauffé, le cellier et la véranda en hiver. Si tu veux accélérer la croissance, place les bacs dans la pièce la plus chaude de ton logement plutôt que d’ajouter un chauffage.

Un substrat humide moisit en quelques jours et la moisissure tue un élevage assez rapidement. C’est pour cette raison qu’on retire les restes de légumes tous les 2 jours au maximum.

Que mangent les vers de morio ?

Le substrat est la nourriture de base. Une couche de son de blé ou d’avoine suffit à faire vivre les larves, mais elle ne suffit pas à les faire grossir vite. Complète-la avec :

  • Du pain dur émietté, la façon la plus simple de recycler les fins de baguette.
  • Des croquettes pour chien ou chat, qui apportent l’essentiel du complément protéique.
  • Des fruits et légumes en tranches, qui servent d’abreuvoir. Carotte, pomme et courgette fonctionnent très bien.

Retire les tranches non consommées au bout d’un à deux jours.

Larves de Zophobas morio dans du son de ble, substrat nourricier de l'elevage
Des larves dans leur son de blé. Le substrat fait à la fois office de litière, de cachette et de garde-manger – Aubin Bernard

Une larve de morio survit une à deux semaines sans rien manger, ce qui rend l’élevage très tolérant aux oublis et aux vacances. Mais, une larve qui ne mange pas maigrit et perd l’essentiel de son intérêt nutritionnel.

Le cycle de vie du Zophobas morio

Le cycle comporte quatre stades, comme chez tous les coléoptères. Sa particularité, c’est que le stade larvaire ne se termine pas tout seul.

  • Œuf : 1 à 3 semaines d’incubation, pondu directement dans le substrat.
  • Larve : c’est le stade que tu utilises comme proie. Il dure jusqu’à un an si les larves restent en groupe.
  • Nymphe : 1 à 3 semaines. La larve se met en C, se raidit et cesse de bouger.
  • Adulte : blanc à l’émergence, il brunit puis noircit en quelques jours. Il vit ensuite plusieurs mois, voire davantage.

Comme tout arthropode, la larve grandit par mues successives. Si le sujet des mues et de leurs risques t’intéresse, j’y ai consacré un guide complet.

Adulte de Zophobas morio, coleoptere noir de la famille des Tenebrionidae
L’adulte, un ténébrion noir. Il ne sert pas de proie mais assure toute la reproduction de l’élevage – Aubin Bernard

Comment déclencher la métamorphose

Une larve de morio ne se transforme en nymphe que si elle est isolée seule dans un petit contenant. Tant qu’elle est entourée de congénères et de nourriture, la nymphose reste bloquée : la larve continue de grandir, puis vieillit et finit par mourir sans jamais devenir adulte.

Rien de plus simple :

  • Attends que les larves atteignent environ 5 cm. Une larve trop jeune isolée trop tôt ne se transformera pas correctement.
  • Place chaque larve seule dans un compartiment de la boîte à leurres, sans substrat ou avec une pincée de son seulement.
  • Laisse-les dans le noir et ne les nourris pas. Elles ont assez de réserves.
  • Compte 7 à 10 jours avant que la larve se mette en C et se raidisse, puis 1 à 3 semaines de nymphose.
  • Sors les nymphes de leur compartiment pour les regrouper dans un bac dédié, ou attends l’émergence des adultes.

Ne remets jamais une nymphe au milieu des larves. C’est le stade le plus vulnérable, elle ne peut ni fuir ni se défendre, et les larves de morio sont franchement cannibales. Une nymphe laissée dans le bac d’élevage sera mangée.

Nymphe de Tenebrio molitor a cote d'une nymphe de Zophobas morio, comparaison de taille
Une nymphe de Tenebrio molitor à côté d’une nymphe de Zophobas morio. Même posture en C, même immobilité, mais pas la même taille – Aubin Bernard

Faire se reproduire ses vers de morio

Une fois les adultes obtenus, la reproduction ne demande aucune intervention : place une trentaine de coléoptères ensemble dans un bac avec du son et de quoi boire, ils pondront dans le substrat.

Il n’y a qu’une chose à faire, déplacer les adultes dans un bac neuf toutes les deux à trois semaines. Les adultes mangent leurs propres œufs et les jeunes larves, et un bac laissé en place trop longtemps ne produit presque rien. En changeant de bac régulièrement, tu obtiens une série de bacs de naissance échelonnés dans le temps, chacun avec des larves de même taille.

C’est cette rotation qui te donne un élevage autonome, avec en permanence des larves de toutes tailles disponibles. Prévois trois à quatre semaines avant de voir les premières jeunes larves apparaître dans un bac de ponte.

Entretien courant et erreurs à éviter

L’entretien se résume à quelques minutes par semaine : renouveler les tranches de légumes, retirer celles qui restent, compléter le son quand il diminue, et tamiser le bac de temps en temps pour évacuer les déjections. Les erreurs à éviter :

  • Mettre les larves au frais.
  • Laisser pourrir les légumes.
  • Garder tous les stades dans le même bac. Il y a beaucoup de cannibalisme chez cette espèce.
  • Ne jamais isoler de larves. Sans isolement, aucun adulte.
  • Oublier de sortir les adultes du bac de ponte.

Dernier point pratique : les larves de morio peuvent mordre quand on les manipule. La morsure est sans danger et à peine sensible, mais elle surprend la première fois. Sers-toi d’une pince pour le nourrissage si tu préfères. De la même façon, fais attention quand tu nourris tes insectivores que le ver de morio ne blesse pas le prédateur, tu peux directement leur écraser la tête entre tes doigts.

Quels animaux nourrir avec des vers de morio ?

Le ver de morio s’adresse aux insectivores de bonne taille : lézards et geckos adultes, grenouilles Pacman, grands amphibiens, mygales adultes, amblypyges, oiseaux insectivores et poissons de grande taille. Sa taille en fait une proie trop grosse pour la plupart des juvéniles et des petites espèces.

Deux réserves à connaître avant d’en faire la base d’un régime :

  • C’est une proie grasse. Le ver de morio est nettement plus riche en lipides que la plupart des autres nourriciers. Il convient très bien en complément ou en friandise, beaucoup moins en alimentation exclusive.
  • Le rapport calcium/phosphore est défavorable. Comme le ver de farine, il contient beaucoup plus de phosphore que de calcium. Un saupoudrage au complément calcique avant distribution est indispensable pour les reptiles.

En pratique, alterne les proies. Un élevage de grillons, de blattes Blaptica dubia ou de drosophiles pour les plus petits animaux te donne la variété nécessaire, et chacun de ces élevages est aussi simple que celui-ci.

Où acheter des vers de morio ?

Les vers de morio se trouvent dans à peu près toutes les animaleries qui vendent du vivant, en barquette de 10 à 50 larves selon le calibre, au rayon reptiles. C’est le point de départ le plus simple : achète une barquette, mets de côté une dizaine de larves pour les isoler, et donne le reste à tes animaux.

Une seule barquette suffit à lancer un élevage complet. Vérifie simplement que les larves sont bien vivantes et mobiles dans le magasin, et évite celles qui sont molles ou noircies. Une fois rentré, ne les laisse pas dans leur barquette d’origine : transfère-les immédiatement dans un bac avec du son.

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28 commentaires

  1. J’ai lu que l’on peut distinguer les mâles des femelles du Ténébrio Molitor lorsque ce dernier est à l’état de nymphe… je n’ai malheureusement trouvé aucune description, ni aucune photo d’une nymphe femelle et d’une nymphe mâle !!!

    • Bonjour,
      Je ne savais pas qu’il était possible de distinguer les mâles des femelles, en général ce n’est pas un soucis car c’est un insecte qui se reproduit très bien et nous avons une quantité suffisante des deux sexes pour permettre a la population de n’avoir aucun problème.
      Je suis désolé je ne pourrais pas plus t’aider ! J’espère que tu trouveras tes réponses !

      Aubin

      • Bonjour,
        Je pense que elles peuvent se mélanger avec certaines espèces de cétoines, néanmoins les espèces vont se géner et il va y avoir de la prédation, les larves de cétoines vont manger les bébé vers morios.

        • Bonjour
          Au moment où on isole les larves, faut il mettre du substrat dans les petits pots et continuer à les nourrir comme dans le bac communautaire ? Merci pour votre réponse.

          • Bonjour David,
            Une fois les larves isolés, elles n’ont pas besoin de substrat ou nourriture.
            Le principe d’isolement permets de les « stresser » afin de forcer cette larve dans son processus de transformation en adulte.

  2. Merci pour ce bel article !
    Est-ce que les larves sont comestibles pour les humains (comme c’est le cas des ténébrions) ?
    My

      • Bonjour,
        Merci pour ces explications. De mon côté je n’arrive pas a onserver des oeufs ni larves chez les adultes qui semblent pourtant s’accoupler. Qu’elle solution avez vous pour que cela fonctionne?
        Merci!

        • Bonjour Natacha,
          Il est possible que les adultes mangent les oeufs / jeunes larves, pour cela il est possible de les placer sur une « petite grille » afin que les oeufs et larvent vivent hors de portée des adultes !
          J’espère que cela t’aidera

        • Bonjour,
          Les deux substrats sont possible, en général je préconise le son pour les larves et la terre pour les adultes, néanmoins un élevage 100% sur le son est envisageable

  3. Dans l’élevage, quel est le taux d’humidité pour la croissance des larves et quel taux d’humidité pour la transformation en adulte ?

    Merci.

    • Personnellement je ne surveille pas vraiment le taux d’humidité pour les Zophobas morio, je les laisse a hygrométrie ambiante et cela fonctionne plutôt bien.
      Lorsque l’humidité est trop haute cela peut entrainer l’apparition d’acariens ou autres nuisibles pour l’élevage.

      Aubin

  4. Bonjour,
    je me demandais combien d’adultes sont nécessaire pour faire un roulement adéquat et les adultes sont-ils capable de grimper sur les parois en plastique ou même voler?

    • Salut David,
      Les adultes ne peuvent ni grimper aux parois lisses, ni voler.
      Pour ce qui est du nombre d’adultes nécessaires, c’est vraiment en fonction du nombre de petits que tu veux, tu peux avoir des gros élevages avec plusieurs centaines d’adultes comme des petits élevages avec une vingtaine d’individus. C’est à toi de voir !
      En espérant avoir répondu à ta question,
      Aubin

  5. Bonjour,
    Dans le matériel nécessaire vous avez mis une image d’une tour de bac d’élevage. Où peut-on la trouver, l’acheter?

    • Bonjour,
      Pour la tour de bac d’élevage j’utilise un meuble et des tiroirs IKEA tout simplement mais tu peux utiliser un peu n’importe quoi.

  6. Bonjour,
    quand vous dites que les larves ne se transforment en nymphes qu’isolées les unes des autres, est-ce une loi stricte, et qu’entendez-vous par isolées exactement ? Dans la nature, cela paraît étonnant que cela se produise, non ?

    Votre site est super.

    • Bonjour,
      L’élevage en captivité de Zophobas morio se fait en grande densité, plusieurs 10aine, 100aine, 1000iers dans un seul contenant, ce qui n’arrive pas dans la nature. Si vous avez des doutes je vous invite a mettre 100 larves dans un bac et voir combien trouvent la tranquilité pour se transformer en nymphe, surement quelques unes mais ce sera pas très efficace pour un élevage.
      Dans la nature, ce sera le même phénomène, les larves vont creuser dans un petit coin de bois mort, se mettre dans un coin isolé pour se transformer en nymphe, ils auront tout simplement plus de possibilités que dans un élevage artificiel.

      J’espère que mon explicatif était assez claire, n’hésites pas si tu as d’autres questions

        • J’avais oublié la différence entre élevage artificiel et conditions naturelles…
          Cela me fait penser à autre chose : est-ce que vous connaissez des animaux que l’on peut élever, et étudier leur comportement en milieu artificiel, qui auraient un comportement assez différent dans le milieu naturel ? Des insectes par exemple dont l’étude du comportement serait finalement assez dure, parce que les conditions d’observation artificielles seraient faussées sans que l’on s’en rende compte ?

          • Bonjour Emaudet,
            Il me semble que le caractère cannibale des mantes est largement exagéré en élevage. En sauvage et lors de la reproduction, la femelle mangerait rarement le mâle car la période coïncide avec une abondance d’insecte. En terrarium, les mantes sont nourries selon la volonté (et l’assiduité) de l’éleveur. De plus, il arrive que le mâle apporte un tribu à la femelle… Histoire de l’occuper pendant qu’il fait sa petite affaire 😉
            À l’inverse, les jeunes mantes tout juste sorties de l’œuf se mangent entre elles, là où en élevage, on a plutôt tendance à les séparer.
            Voilà 🤗
            Mais j’imagine qu’il y a plein d’autres animaux qui se comportent de manière différente en élevage et en sauvage.

  7. bonjour,
    le meuble avec les bacs encastrés dedans me semble parfait pour l’élevage, pouvez-vous m’indiquer ou il est possible de le trouver?
    merci d’avance,
    Bien cdlt,

    • Salut,

      Je n’ai pas la référence exacte, mais il me semble que c’est des meubles IKEA de la gamme TROFAST.
      C’est ce que j’avais sous la main et en effet ils sont assez bien, mais les bacs trop profonds ne servent pas, il faut bien partir sur les petits bacs.

      J’espère qu’ils auront de quoi bien compléter ton élevage.

      Aubin

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